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Faut-il craindre une déclaration unilatérale d’indépendance de la Palestine ?
Faut-il craindre une déclaration unilatérale d’indépendance de la Palestine ?
30 January 2011
« Un règlement négocié entre les parties, conduira à la création d’un Etat palestinien indépendant, démocratique et viable vivant côte à côte avec Israël et ses autres voisins dans la paix et la sécurité. »
Cet engagement, tiré de la « feuille de route pour la paix » adoptée par l’ONU, l’UE, les Etats-Unis et la Fédération de Russie le 30 avril 2003, deviendra-t-il, d’ici quelques mois, lettre morte ? La question de la déclaration unilatérale d’un Etat Palestinien indépendant et souverain, reconnu par la Communauté internationale, sans être tout à fait nouvelle, fait l’objet d’une attention récente.
Sans vouloir ici se perdre en conjectures, voire en pronostics, sur les conséquences d’une telle déclaration unilatérale d’indépendance, on peut d’ores et déjà revenir sur les opportunités et les risques représentés par cette initiative.
Confrontés au blocage des négociations de paix, les responsables palestiniens ont su habilement mettre en place une stratégie de contournement consistant à faire miroiter la possibilité de la création d’un Etat palestinien en dehors de tout accord négocié avec Israël. Cette stratégie de « dissuasion diplomatique », si elle s’avère incertaine d’un point de vue strictement juridique - la validité d’une déclaration unilatérale d’indépendance de la Palestine restant sujet à caution - n’en demeure pas moins efficace d’un point de vue politique.
En effet, la symbolique est forte et cette stratégie témoigne aux yeux de la communauté internationale de la détermination des Palestiniens à obtenir satisfaction ; elle crée ensuite pour eux une alternative, réelle ou supposée, à la négociation ; elle empêche enfin les Israéliens de gagner du temps sur la reprise des pourparlers.
Tranchant avec un certain immobilisme observé du côté du gouvernement israélien, et confrontés à une quasi scission entre Gaza et la Cisjordanie, il s’agit pour les responsables palestiniens de presser Israël et l’ensemble des interlocuteurs des pourparlers pour la paix à revenir autour de la table des négociations.
En émettant l’idée d’une stratégie unilatérale du fait accompli, les négociateurs palestiniens ont permis de jauger les « forces » diplomatiques en présence. Les reconnaissances récentes de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967 par toute une série d’Etats sud-américains, Brésil et Argentine en tête, ont donné un écho tout particulier à cette initiative.
Les tractations qui ont précédé le refus de l’Union européenne d’aller dans le sens de la reconnaissance d’une déclaration unilatérale d’indépendance témoignent elles, de l’impatience, voire de l’agacement, des Européens à voir les négociations n’être relancées que pour mieux s’enliser.
L’idée est finalement assez simple : il s’agit pour les Palestiniens de renverser le rapport de force existant avec leur interlocuteur israélien, en démontrant que la création d’un Etat palestinien est moins le résultat d’une concession négociée de la part d’Israël, qu’une réalisation en voie d’achèvement et inéluctable, avec ou sans négociations.
Mais cette stratégie n’est pas sans risques. Du point de vue des Palestiniens tout d’abord : en annonçant qu’un Etat verrait le jour en 2011, c’est la crédibilité même de ses décideurs politiques qui est engagée. C’est prendre le risque d’ajouter la déception au désespoir des partisans de la paix qui vivent en Cisjordanie ou à Gaza.
Ensuite, accepter l’idée de la création unilatérale d’un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967, c’est aussi renoncer /de facto/ à tout droit au retour des réfugiés palestiniens, quelles qu’en soient les modalités d’application.
Enfin et surtout, susciter l’idée qu’une action unilatérale pourrait se substituer à un règlement négocié du conflit risque d’affaiblir durablement le « camp de la paix » en le marginalisant.
Les retraits de l’armée israélienne du Sud-Liban et de la bande de Gaza et les terribles conséquences politiques, diplomatiques, militaires, humanitaires qui les ont suivis, doivent nous convaincre que seule une issue négociée au conflit permettra d’assurer la paix et la sécurité aux Israéliens, aux Palestiniens, comme à l’ensemble des pays de la région.
Brandir la menace d’une déclaration unilatérale d’indépendance comme une sorte de prophétie « auto-réalisatrice » est une arme à double tranchant, qui soit hâtera un retour aux pourparlers, soit, au contraire, achèvera d’enterrer les négociations et confortera un peu plus les méfiances dans chaque camp.
Ivan Terel, 30 janvier 2011
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La reconnaissance d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967 est d’un intérêt vital pour Israël.
Jcall, l’appel des Juifs européens à la raison, salue l’initiative prise par les personnalités israéliennes appelant à la reconnaissance d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967. JCall partage l’analyse des rédacteurs de ce texte et rappelle le sens de l’appel à la raison lancé l’an dernier en Europe pour aider les citoyens Israéliens et Palestiniens à trouver le chemin de la paix.
20 May 2011
Nous, citoyennes et citoyens d’Israël, appelons la population à soutenir la reconnaissance d’un Etat palestinien démocratique comme une condition pour mettre un terme au conflit et parvenir à des accords acceptés sur la base des frontières de 1967. La reconnaissance d’un tel Etat palestinien est d’un intérêt vital pour Israël. Elle seule garantira la résolution de ce conflit par le biais de négociations sur des frontières définitives, avec possibilité d’échanges limités de territoires. Ce qui répond à l’essentiel des soucis de sécurité d’Israël. Le succès de la mise en œuvre des accords exige deux leaderships, israélien et palestinien, qui se reconnaissent mutuellement, optent pour la paix et s’engagent pleinement dans ce processus. C’est le seul moyen d’éviter le dangereux isolement d’Israël dans le monde. Seule cette politique permettra à Israël de maîtriser son destin et sa sécurité. Elle seule permettra aux développements politiques ultérieurs de se produire avec l’accord d’Israël de façon à garantir sa sécurité. Toute autre politique de la part d’Israël contredit les fondements du sionisme. Elle met en danger l’Etat lui-même et le peuple juif dans le monde.
Nous, soussignés, appelons donc toute personne éprise de paix et de liberté et toutes les nations à saluer la déclaration d’indépendance palestinienne, à aider et à agir pour encourager les citoyens des deux Etats à maintenir entre eux la paix sur la base des frontières de 1967 et des accords passés. La fin de l’occupation est une condition fondamentale pour la libération des deux peuples, le respect de la déclaration d’indépendance d’Israël et l’indépendance de l’Etat d’Israël lui-même.
Avraham Adan (« Bren »), général de division retraité,
Prof. Haïm Adler, Prix Israël,
Dr Yitzhak Arad, général de brigade retraité, ancien président de Yad Vashem,
Menachem Aviram, général de brigade retraité, ancien commandant de la brigade des parachutistes,
Colette Avital, ancienne consul à New York,
Avner Azoulaï, ancien agent du Mossad,
Prof. Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France,
Mordechai Bar-On, général de brigade retraité, ancien officier principal de l’éducation,
Prof. Yehouda Bauer, lauréat du Prix Israël,
Prof. Haïm Ben-Shahar, ancien président de l’université de Tel Aviv,
Prof. Naomi Chazan, ancienne membre de la Knesset,
Ran Cohen, colonel retraité, ancien ministre du commerce et de l’industrie,
Yaël Dayan, ancienne membre de la Knesset,
Prof. Yaron Ezrahi, Prix de la fondation des sciences politiques,
Shlomo Gazit, général de division, Président de l’université de Ben Gourion,
Prof. Hanoch Gutfreund, ancien président de l’université de Jérusalem,
Yoram Kaniuk, écrivain,
Dani Karavan, lauréat du Prix Israël,
Amos Lapidot, général de division, ancien commandant de l’aviation,
Hanna Meron, artiste, lauréat du Prix Israël,
Sami Michael, écrivain,
Amos Oz, Prix Israël,
Sefi Rachlevski, écrivain et expert en théologie juive,
Giora Ram, général de brigade, ancien commandant de l’aviation,
Yehoshua Sobol, dramaturge, lauréat de prix de théâtre,
Prof. Zeev Sternhell, lauréat du Prix Israël,
David Tartakover, lauréat du Prix Israël,
Lia Van Leer, lauréat du Prix Israël,
Prof. Menachem Yaari, lauréat du Prix Israël, président émérite de l’académie des sciences,
Yirmiyahu Yovel, lauréat du Prix Israël,
etc ...
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Les Juifs de Diaspora peuvent-ils critiquer la politique d’Israël ?
Les Juifs de Diaspora peuvent-ils critiquer les décisions souveraines d’un Etat démocratique dont ils ne sont pas citoyens ?
par René Schwok, professeur de Sciences Politiques et de Relations Internationales à l’Université de Genève. Signataire de JCall Suisse
3 March 2011
Je rencontre souvent des Juifs qui s’offusquent en privé de la poursuite des implantations/colonies en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le Golan. Pourtant, ils ne veulent pas critiquer Israël sur la place publique. Ils considèrent que, n’étant pas des citoyens de cet Etat, ils se doivent de respecter la souveraineté de ce pays, de surcroît la seule démocratie du Moyen-Orient.
Il est nécessaire de prendre au sérieux ces interrogations et, surtout, pour une fois, d’y répondre avec précision.
Le premier doute concerne la citoyenneté. De nombreux Juifs hésitent à remettre en cause ouvertement la souveraineté de l’Etat qui reste, même en ce début 2011, la seule démocratie du Moyen-Orient. Un tel souci est plus que respectable. Il repose cependant sur une manipulation argumentative.
Le problème ne se situe pas autour de la notion de « démocratie », mais bien autour de celle de « souveraineté ». En effet, les implantations/colonies ne se situent tout simplement pas sur le territoire israélien. Elles ne font pas parties de la souveraineté de ce pays.
Ainsi, s’il faut respecter les décisions souveraines d’un Etat démocratique, la condition est que celles-ci s’exercent à l’intérieur de ses propres frontières. Mais, dans le cas de constructions en-dehors du territoire israélien de 1967, on se situe dans une zone extérieure à la souveraineté israélienne.
Le droit international public est clair
Le doute s’est pourtant instillé sur le « caractère international » de ces trois territoires. Israël ayant annexé Jérusalem-Est et étendu son droit national au Golan, certains considèrent que ces territoires ne seraient plus internationaux. Quant à la Cisjordanie, ils la qualifient de « territoires contestés ».
De telles considérations n’ont cependant aucune pertinence en droit international public. Depuis 1967, le Conseil de sécurité des Nations Unies, la Cour internationale de justice de la Haye, ainsi que tous les gouvernements du monde, y compris celui des Etats-Unis, ne cessent de répéter que les territoires conquis par Israël lors de la Guerre des six jours ne lui appartiennent pas.
Un autre fait est aussi souvent occulté. Tous les gouvernements israéliens, y compris celui de Netanyahou, ont accepté les résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de Sécurité qui, toutes, rappellent que ces territoires ont été occupés en 1967 et qu’ils ne lui appartiennent pas.
Le dernier texte significatif en date est la « Feuille de route » adoptée en 2003. Dans celle-ci, il est écrit que l’accord final « met fin à l’occupation qui a commencé en 1967 ». Le gouvernement Sharon avait certes contesté certains points de ce document. Mais il n’avait jamais remis en cause cette phrase.
On trouve certes une poignée de juristes israéliens faucons qui considèrent que ces trois territoires n’appartiennent pas non plus aux Palestiniens ou aux Arabes. Mais ils n’ont jamais osé prétendre qu’ils faisaient parties de la souveraineté israélienne en regard du droit international public.
Ainsi, en droit international public, l’absence de la légalité d’une quelconque prétention de souveraineté israélienne sur Jérusalem-Est, la Cisjordanie et le Golan est incontestable. Ce qui autorise tout citoyen du monde, y compris les Juifs de Diaspora, à s’exprimer publiquement sur ces territoires.
Doutes sur la légitimité du droit international public
Au fond, peut-être que de nombreux Juifs de Diaspora éprouvent davantage de doutes sur la légitimité du droit international que sur sa légalité. Je les comprends bien car je les partage aussi. Le droit international est effectivement le reflet des rapports de force entre puissances internationales. De plus, il est souvent issu de majorités où dominent des Etats dictatoriaux qui n’ont aucune leçon à donner en matière de démocratie et de droits de l’homme. Les pitreries du Conseil des droits de l’homme à Genève sont à cet égard emblématiques.
Cette illégitimité partielle du droit international le disqualifie-t-il pourtant totalement ? Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Tel est l’avis des partisans de la colonisation. En délégitimant totalement le droit international, ils espèrent pouvoir faire taire les critiques.
Ils oublient cependant que ce sont les gouvernements israéliens qui ont légitimé le droit international en ratifiant des traités de manière souveraine et démocratique.
Il est d’ailleurs cocasse d’observer ces derniers temps tous ces pourfendeurs du droit international qui n’ont à la bouche que la phrase : « il faut que l’Egypte respecte son Traité de paix avec Israël ». Quelle meilleure illustration des dangers encourus à déligitimer totalement le droit international.
Pourtant, ils marquent un but contre leur propre camp et ils n’ont pas l’air d’en avoir conscience. En effet, sans droit international, c’est toute la légitimité de l’Etat d’Israël qui est remise en cause. C’est surtout son droit à justement défendre sa souveraineté qui serait contesté.
J’entends enfin, depuis peu, un nouvel argument en faveur de la poursuite des « implantations/colonies ». Le raisonnement est le suivant : puisque des négociateurs palestiniens ont admis dans des négociations secrètes que les « grands blocs de colonies » et les quartiers juifs de Jérusalem-Est seraient, in fine, laissés à Israël, on peut construire dans ces enceintes. Les Palestiniens sont même qualifiés d’hypocrites quand ils s’offusquent que l’on bâtisse dans ces territoires précis alors qu’ils seraient prêts à les céder.
Sans rentrer dans des considérations juridiques et morales trop longues, il est évident que les partisans d’un tel raisonnement marquent un nouveau but contre leur propre camp. En effet, les Palestiniens pourraient, de leur côté, revendiquer les concessions que les diplomates israéliens étaient prêts à faire dans ces négociations avortées : que diraient ces mêmes faucons pro-israéliens si 100 000 « réfugiés » palestiniens s’installaient en Israël car Olmert et Livni y en avaient fait mention en 2008 ?
En conclusion, je comprends parfaitement les scrupules des Juifs de Diaspora à remettre en cause la souveraineté de l’Etat d’Israël car ils ne sont pas ressortissants de cet Etat, qui est de surcroît fondamentalement démocratique. Mais cet argument n’est valable qu’à l’intérieur des frontières de ce pays. Les implantations/colonies sont construites en dehors de sa souveraineté! Le droit international est incontestable à ce sujet.
Quels que puissent être les doutes partiellement compréhensibles que l’on puisse avoir par rapport au droit international, il reste qu’une totale délégitimation du droit international aboutirait surtout à la délégitimation de l’Etat d’Israël, de son droit à défendre sa souveraineté et à faire respecter ses accords internationaux, surtout avec l’Egypte.
Par conséquent, tous les citoyens du monde, y compris les Juifs de Diaspora, ont le droit de s’exprimer publiquement sur la situation régnant à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et sur le Golan. Le respect dû à la seule démocratie du Moyen-Orient s’arrête tout simplement aux limites de sa souveraineté.
René Schwok, 3 mars 2011
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Newsletter N° 4
Ce soir nous allons célébrer en famille le seder de Pessah, la pâque juive. En lisant la Haggadah nous nous souviendrons du temps où le peuple juif était en esclavage en Egypte et nous fêterons sa liberté. Mais nous enseignerons aussi à nos enfants que nous ne pouvons pas être un peuple libre si nous empêchons un autre peuple de l’être.
18 April 2011
Comme un témoignage sans cesse répété d’une aspiration à l’unité, par-delà les exodes et les persécutions, les fêtes de Pâques seront aussi l’occasion pour les juifs du monde entier de se souhaiter « L’an prochain à Jérusalem ».
Néanmoins, cette belle unité doit désormais faire face à la suspicion grandissante d’une partie de la classe dirigeante israélienne qui, confondant la défense de la légitimité de l’Etat d’Israël avec un soutien absolu et aveugle aux décisions prises par ses élus, semble parfois se tromper sur qui sont ses véritables amis.
Après des années d’une politique qui n’aura fait que conduire à davantage d’isolement, certains élus et responsables israéliens en sont venus à se jeter dans les bras de quiconque est prêt à déclarer son soutien sans faille à un Israël, présenté comme le premier rempart contre la barbarie (comprendre l’Islam).
Qu’importe si ces dirigeants vont chercher leurs soutiens chez des fondamentalistes chrétiens dont le programme politique dangereusement régressif s’apparente à l’application littérale des Evangiles !
Qu’importe s’ils ouvrent leurs bras aux représentants d’une extrême-droite européenne décomplexée qui, pour donner des gages de modernité et faire oublier ses vielles antiennes, proclame son attachement à Israël comme allié indéfectible dans le “choc des civilisations”. En témoigne ces délégations d’élus de partis d’extrême-droite reçues au mois de décembre dernier par des membres du gouvernement et à la Knesset et qui font de leur soutien à Israël un improbable talisman aux relents de xénophobie, d’intolérance et d’antisémitisme affichés ou larvés qui continuent d’avoir cours au sein de leurs mouvements. Comme l’écrivait Tocqueville dans Souvenirs, « En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés »
Piégé par un sentiment croissant de désamour, faut-il qu’Israël donne sa caution à tous ceux qui « osent encore » défendre son droit à la sécurité, mais pour de mauvaises raisons ? « Pendant que nous préparons le chemin de l’amitié, nous ne pouvons être amis du mal, au mal il faut faire du mal » (Bertolt Brecht).
Quelques semaines plus tard, Jeremy Ben-Ami, Président de J Street, était sommé de s’expliquer devant la représentation nationale israélienne. Il a expliqué en quoi le fait que près de 170.000 juifs américains aient ressenti l’impérieuse nécessité de rompre avec un soutien « pieds et poings liés » devait conduire Israël à la réflexion plutôt qu’à l’opprobre.
Lien vers la vidéo de Jeremy Ben-Ami : http://www.youtube.com/watch?v=UcXmCyTCfDQ
Réflexion sur son lien avec les juifs du monde entier d’abord. Le 29 septembre 2009, c’est « au nom de son peuple » que Benjamin Netanyahu est venu parler à la Tribune de l’Assemblée générale de l’ONU pour défendre le droit d’Israël à la sécurité, répondant notamment aux incessantes provocations iraniennes.
Réflexion ensuite sur les valeurs qu’Israël se doit d’incarner sur la scène internationale et de défendre en son sein. Dans une démocratie digne de ce nom, le droit à la sécurité, s’il est primordial, n’en efface pas pour autant le respect dû à toute une série d’autres droits tout aussi éminents : respect de l’Etat de droit, non-discrimination, liberté d’expression,…
Rejeter cet « appel à la raison » exprimé par une partie non négligeable de la Diaspora et au-delà, sous le prétexte trop facile d’une défiance à l’égard de la fidélité de ceux qui s’en font les relais, reviendrait à adopter la posture de l’idiot qui regarde le doigt pointé plutôt que la lune.
Soutenir sans complaisance, ne pas trahir, débattre utilement, sereinement, sincèrement, voilà peut-être les rudiments essentiels d’une véritable « amitié ».
C’est dans cet esprit que treize des soutiens de JCall ont choisi d’exprimer les raisons de leur engagement dans un ouvrage coordonné par David Chemla, « Les raisons d’un appel ».
L’initiative JCall, c’est aussi l’engagement de près de 8.000 de Jcall’istes qui, depuis le 3 mai 2010, ont exprimé leur soutien à travers leurs commentaires. Nous vous proposons de revenir sur ces réactions.
Enfin, comment agir efficacement ensemble sans vous connaître ? Nous vous incitons à répondre au questionnaire mis en place à cet effet, cela ne vous prendra que quelques précieuses minutes…
Mieux encore, vous pouvez venir assister aux évènements organisés à travers l’Europe par JCall, nous vous y attendons.
Enfin, cette mobilisation passe aussi par la participation de tous ceux qui se reconnaissent dans l’initiative JCall. Pour cela, le meilleur moyen est encore d’adhérer en ligne.
Bonnes fêtes de Pâques à vous et votre famille et Hag sameah.
Ivan Terel
Avocat, responsable éditorial de la newsletter de JCall
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Newsletter N° 5 : JCall, un an après
Nous sommes heureux de vous annoncer la tenue de notre premier colloque européen organisé à Paris le dimanche 19 juin 2011 et dont le programme vous est proposé aujourd’hui.
Depuis le lancement de notre « Appel à la raison » le 3 mai 2010, la longue partie d’échecs que jouent Israël et ses voisins s’est désormais transformée en blitz, ces compétitions éclairs qui se jouent à la montre. Une à une, les données fondamentales de la politique géostratégique d’Israël se sont transformées en variables constamment en mouvement.
2 May 2011
L’incidence du « Printemps arabe » sur le conflit israélo-palestinien
Le « printemps arabe » qui traverse en profondeur le monde arabe, fait légitimement naître l’espoir d’une aube démocratique allant vers davantage de légitimité. Certes, rien n’est joué et il faut comprendre les réserves des Israéliens qui tous font part de leur inquiétude quant à l’émergence de gouvernements qui compteraient des représentants de mouvements politiques d’inspiration islamiste dans leurs rangs. Néanmoins, à ce jour, les accords de paix conclus n’ont pas été remis en cause.
Conscients que ces changements ne seraient plus longtemps ignorés par les Palestiniens, les deux frères ennemis d’hier, Fatah et Hamas, viennent d’annoncer un accord de réconciliation. Celui-ci permettrait à terme, de réunifier au moins politiquement la Cisjordanie et Gaza à quelques mois de l’échéance annoncée de la soumission à l’Assemblée générale de l’ONU dès le mois de septembre 2011 d’une déclaration unilatérale d’indépendance d’un Etat palestinien.
Malgré l’ampleur de ces changements, le gouvernement de Benjamin Netanyahu ne semble pas préparé à reprendre l’initiative et subit le cours du temps plus qu’il n’agit.
L’une des tables rondes prévues lors de notre colloque abordera la question de l’incidence des révoltes arabes sur le conflit israélo-palestinien.
La société civile israélienne face à l’occupation
Alors qu’une partie importante de la société civile israélienne semble s’accommoder de la situation avec une indifférence croissante à l’égard du sort des Palestiniens, une autre partie se mobilise de plus en plus, notamment au sein d’ONG, pour faire face aux conséquences de cette occupation. Nous écouterons les témoignages de certains d’entre eux.
La délégitimation d’Israël a toujours cours
Depuis un an, la remise en cause du principe « deux peuples – deux Etats » a trouvé un écho grandissant et les appels aux boycotts généralisés ainsi que les critiques de la légitimité même de l’existence de l’Etat d’Israël n’ont pas fléchis.
Nous aborderons dans une autre table ronde la question de la délégitimation d’Israël à laquelle nous sommes confrontés en Europe pour nous demander comment y faire face.
L’Europe a un rôle à jouer dans la résolution du conflit
A la différence de l’administration de Bush, celle d’Obama ne demande qu’à associer d’autres partenaires comme l’Europe dans la résolution des grands dossiers mondiaux comme notamment celui du Moyen Orient. En attendant une éventuelle nouvelle initiative américaine, nous demanderons à nos invités au cours d’une table ronde quel rôle, selon eux, l’Europe devrait jouer pour aider Israéliens et Palestiniens à trouver une solution au conflit.
Rendez-vous le 19 juin 2011 à Paris !
Il est primordial de nous réunir nombreux pour débattre ensemble et continuer de faire vivre « L’appel à la raison » lancé il y a près d’un an car aujourd’hui plus que jamais, l’avenir et la sécurité de l’Etat d’Israël auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.
C’est ce que nous vous proposons de faire lors de ce premier colloque européen de JCall, dont le programme a été pensé afin que nous parvenions à nous poser les bonnes questions et, nous l’espérons, esquisser les contours des réponses opérationnelles.
Rendez-vous le 19 juin 2011 à Paris, pensez à vous inscrire en ligne
http://fr.amiando.com/jcall.html
et bonne lecture.
Ivan Terel
Avocat, responsable éditorial de la newsletter JCall
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Newsletter N° 6 : Premier colloque européen de JCall le 19 juin
« Un Etat palestinien est dans l’intérêt d’Israël », voilà ce que l’on pouvait lire sur l’une des pancartes brandies par les participants à la marche pour la reconnaissance d’un Etat palestinien qui, samedi 4 juin dernier, a réuni près de 5 000 personnes à Tel Aviv.
9 June 2011
Que doit-on conclure des échanges de vues qui se sont tenus par discours interposés entre le Premier ministre israélien et les dirigeants américains ?
Dans son allocution du 19 mai, le président Obama s’est prononcé en faveur d’une solution fondée « sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d’accord, afin d’établir des frontières sûres et reconnues pour les deux États ».
Quelques jours après, à l’occasion d’un discours prononcé le 24 mai sous les vivats des membres du Congrès américain, Benyamin Netanyahou écartait tout retrait sur les lignes de 1967, tout en acceptant explicitement le principe d’un État palestinien coexistant aux côtés d’Israël.
Un irréductible antagonisme demeure donc, mais les Palestiniens comme l’ensemble de la communauté internationale n’en peuvent plus d’attendre, faute de chef d’orchestre, que chacune des parties en présence accorde ses violons et reprenne les négociations .
La mobilisation de la société civile rendue nécessaire
Depuis l’annonce d’une possible déclaration unilatérale d’indépendance d’un État palestinien à l’orée de l’automne 2011 et l’irruption des révoltes arabes, le gouvernement israélien a fait le choix de l’inertie plutôt que d’anticiper et de contribuer à définir l’avenir auquel le Proche-Orient sera promis.
Du côté palestinien, les tentatives confuses de rapprochement entre les pouvoirs en place à Gaza et en Cisjordanie ainsi que les hommages rendus pas les leaders du Hamas à l’occasion de la mort d’Oussama Ben Laden, n’ont pas incité les Israéliens à reprendre la voie du dialogue. Dans un sens, on le comprend.
Consciente que l’influence de l’allié américain ne suffirait pas à sortir les dirigeants israéliens et palestiniens de cette situation inextricable dans laquelle ils se sont embourbés, la société civile doit désormais essayer de faire bouger les lignes.
A ce titre, l’appel publié le 20 mai dernier dans le journal Haaretz, intitulé « la reconnaissance d’un État palestinien sur la base des frontières de 1967 est d’un intérêt vital pour Israël », et signé par d’éminentes personnalités, dont 18 généraux à la retraite et 27 lauréats du « prix Israël », doit être salué et soutenu. JCall, « l’appel à la raison » des juifs européens, a ainsi permis que cet appel puisse être publié dans plusieurs quotidiens nationaux.
Le 19 juin prochain se tient le premier colloque européen de JCall
Le premier colloque européen de JCall se tiendra le 19 juin prochain à Paris. Il témoigne de notre mobilisation en Europe. Les tables rondes qui sont organisées reprennent les questions auxquelles nous tenterons ensemble de répondre : Quelle peut être l’influence des révoltes arabes sur le conflit israélo-palestinien ? Comment la société civile israélienne réagit-elle face à l’occupation ? Comment réagir face à la délégitimation d’Israël toujours d’actualité en Europe ? Quel rôle l’Europe peut-elle jouer dans la résolution du conflit ?
La France vient tout juste de proposer la tenue à Paris d’une conférence de paix afin qu’une dernière chance soit donnée à la signature d’un accord négocié entre Israéliens et Palestiniens.
Ce qui se joue à présent est important. L’urgence est considérable. Notre mobilisation pour la paix et la sécurité d’Israël doit s’amplifier pour être à la mesure de l’enjeu.
Nous vous donnons rendez-vous le 19 juin 2011 à Paris, pensez à vous inscrire en ligne,
http://fr.amiando.com/jcall.html
et bonne lecture.
Ivan Terel
Responsable éditorial de la Newsletter JCall,
Avocat
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Newsletter N° 7 : Le premier anniversaire de JCall
Un mot tout d’abord pour remercier tous ceux qui, le 19 juin 2011, sont venus participer au premier colloque européen organisé à Paris par JCall afin de marquer le premier anniversaire de sa création, et notamment des délégations de « JCallistes » venues d’Allemagne, d’Italie, de Belgique, de Hollande et de Suisse, une représentante britannique de Ya’chad ainsi qu’un représentant américain de JStreet.
Cette septième édition de notre lettre d’information est l’occasion de vous présenter le compte-rendu des interventions riches et éclairantes des personnalités qui ont accepté de débattre lors de ce colloque.
Ce premier anniversaire a également marqué la transformation de JCall en un véritable mouvement européen structuré, dont les principes fondamentaux, réunis dans « l’appel à la raison » lancé le 3 mai 2010, restent inchangés.
13 July 2011
Des flottilles sans boussoles et une région qui se transforme
Une nouvelle vague des flottilles ou « flytilles » a tenté de se diriger vers Gaza, suivie des habituels slogans stigmatisant Israël dans son sillage. Si l’on peut s’émouvoir du traitement réservé à ces activistes par Israël qui est tombé dans le piège médiatique qui lui a été tendu, on peut s’interroger sur la pertinence de la vision qu’ils proposent du conflit israélo-palestinien dans une logique de rapprochement et de paix.
Dans le même temps, la vague de contestations populaires qui continue de traverser le monde arabe, du Maroc à la Syrie, doit nous convaincre du rôle central auquel l’Europe devrait jouer dans la région. Ils sont nos voisins méditerranéens et ils aspirent à plus de liberté. Pour ces deux raisons, nous, citoyens européens, nous devons leur tendre la main pour les aider dans leur combat pour la démocratie.
Des négociations sont nécessaires dans la mise en œuvre d’une solution basée sur le principe deux peuples – deux États
La perspective d’une déclaration unilatérale d’indépendance de la Palestine continue de s’approcher à grands pas.
L’actuel gouvernement israélien semble se satisfaire de la perspective d’un barrage diplomatique auquel les États-Unis et quelques États européens participeraient. Le président Obama n’a néanmoins pas fait mystère de ses réticences à soutenir la position israélienne sans, en échange, obtenir des contreparties constructives du gouvernement israélien.
La seule façon pour Israël de suspendre cette course vers la reconnaissance, c’est de sortir du statu quo et proposer l’ouverture immédiate de négociations sans préalable.
Si aucune initiative n’est proposée d’ici les quelques semaines qui arrivent, la reconnaissance d’un État palestinien devra être considérée comme quasiment acquise au mois de septembre prochain. Mais, tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens, une telle situation est porteuse de nombreuses incertitudes.
Qu’adviendra-t-il après que l’État palestinien aura été admis sur la scène internationale ? Des frontières sures et reconnues s’imposeront-elles d’elles-mêmes ? La question du statut de Jérusalem sera-telle tranchée ? Il ne suffit pas à la souveraineté d’un État de s’exaucer pour exister de manière effective.
D’ailleurs, quoique l’on pense de l’opportunité de la reconnaissance d’un État palestinien créé de façon unilatérale, elle ne peut pas remplacer des pourparlers qui seront nécessaires quel que soit le scénario suivi au mois de septembre.
Dans une interview au journal Le Figaro datée du 23 juin dernier, Tsipi Livni rappelait avec justesse que « l’immobilisme met Israël en danger » et que « mettre fin au conflit avec les Palestiniens est dans l’intérêt d’Israël ».
Ce contexte rend d’autant plus pressant et légitime la promotion des principes mis en avant par JCall depuis son lancement. La tâche est ardue. Un travail de conviction sur la pertinence de nos prises de position est encore et toujours nécessaire. Vous recevez cette newsletter parce que vous avez signé notre appel. Nous vous invitons maintenant, comme vous le demande notre trésorier, à adhérer à JCall afin d’y participer.
Bonne lecture
Ivan Terel
Responsable éditorial de la newsletter JCall,
Avocat
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Newsletter N° 9 : 5772, l’année de notre mobilisation
Avec sa demande d’admission de la Palestine à l’ONU le 23 septembre et à l’UNESCO cette semaine, l’Autorité Palestinienne a inauguré une nouvelle étape de l’histoire du conflit : celle du combat porté sur la scène diplomatique internationale.
7 October 2011
Nous avons écrit dans notre précédent communiqué que nous comprenons les motivations qui les ont poussés à faire ce choix après presque deux décennies de négociations qui, jusqu’à présent, n’ont pas abouti. Leur demande est fondée sur le droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes. Celui-là même sur lequel reposait la demande de reconnaissance de l’État d’Israël au moment de sa création. Ce droit d’un peuple à disposer de la protection d’un État, d’une entité souveraine, face aux déchirements de l’histoire a été au cœur du projet sioniste.
Les Palestiniens y ont droit tout autant et il est urgent de mettre fin à cette situation d’occupation où Israël occupe le territoire sur lequel ils veulent bâtir leur État.
Cependant si nous partageons tous au sein de JCall cet objectif de voir émerger une Palestine à côté d’Israël, il y a parmi les signataires de notre « Appel à la raison » des voix pour affirmer que la démarche unilatérale accomplie par les Palestiniens à l’ONU ne peut pas leur faire faire l’économie de négociations directes avec les Israéliens. Cet argument parfaitement recevable devrait aussi s’appliquer aux actions du gouvernement israélien car qu’y a-t-il de plus unilatérale que la politique des implantations menée depuis 1967 ?
Les discours du Président Abbas et du Premier ministre Netanyahou à l’ONU ont une fois de plus mis en évidence l’écart entre les deux positions, chacun s’arc-boutant sur son narratif et accablant l’autre de tous les maux.
Mais quelles qu’aient pu être les responsabilités de chacun dans la situation actuelle, le statu quo, dans lequel le processus de paix s’est emmuré, est devenu humainement et politiquement intenable, surtout dans le contexte des révoltes en cours dans le monde arabe.
C’est pourquoi nous appelons dans notre nouveau communiqué publié cette semaine les deux parties à accepter sans conditions l’offre du Quartet et d’engager au plus vite avec son aide des négociations. Le gouvernement israélien a déjà annoncé son accord, mais nous ne sommes pas dupes. Nous savons qu’il n’a pas l’intention de mettre fin au développement des implantations, comme en témoigne sa récente décision de construire 1100 unités de logement à Gilo. Mais nous savons aussi que le pire serait le maintien du statu quo. Compte tenu de la menace du véto américain au Conseil de sécurité, est ce qu’une Autorité palestinienne, qui accepterait de se contenter du statut d’État non membre à l’ONU (pour lequel il lui suffit d’avoir une simple majorité déjà acquise à l’Assemblée Générale) ne sortirait pas suffisamment renforcée sur le plan international pour aborder ces négociations ?
Refaire de la politique, avoir de l’audace, sortir de la tenaille tenue par les extrêmes qui, de part et d’autre s’efforcent d’affaiblir les pouvoirs en place pour mieux exister : c’est cela que le monde entier attend désormais des dirigeants israéliens et palestiniens.
« La politique est l’art de concilier le désirable avec le possible » (Aristide Briand, Paroles de paix).
Mais nous savons que seuls ils n’y arriveront pas. C’est pourquoi, nous interpellons aussi nos pays européens pour qu’ils exercent pleinement leur rôle au sein du Quartet et soient moteurs dans la conduite de ces négociations qui devront respecter un calendrier précis et contraignant pour ne pas retomber dans le travers des tentatives précédentes.
Cette nouvelle année 5772 qui commence doit être celle de notre mobilisation pour accompagner ce processus que nous appelons de nos vœux. Rejoignez nous, adhérez à notre association, nous avons besoin de vous !
Nous souhaitons à vous et vos proches une bonne année en espérant qu’elle verra enfin une reprise sérieuse des négociations au Proche Orient.
Ivan Terel, avocat et responsable éditorial de la newsletter et David Chemla, secrétaire européen de JCall